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1er et 2 mars 2013

COLLOQUE INTERNATIONAL 


*****


CHARLOTTE DELBO

Engagement, univers concentrationnaire, oeuvre



         

 

 

Vendredi 1er mars 2013   - Petit auditorium de la Bibliothèque nationale de France

 

Samedi 2 mars 2013 - Studio-Théâtre de la Comédie-Française

 

Organisé par

La Bibliothèque nationale de France

L’Université Rennes 2  (EA 3208)

L’association Les Amis de Charlotte Delbo,

L’Institut d’Histoire Contemporaine de la Résistance, Bergame, Italie,

 en partenariat avec la Comédie-Française,

avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

 

Président d’honneur : Rithy Panh

 

Comité scientifique (ordre alphabétique)

David Caron (Professeur des universités, Université du Michigan, USA) Joël Huthwohl (Directeur du département des Arts du spectacle, BnF, France) Christiane Page (Professeur des universités, Laboratoire théâtre, Université Rennes 2, EA 3208, France) Claude-Alice Peyrottes (Présidente de l’Association Les Amis de Charlotte Delbo, Metteure en scène, codirectrice de la Compagnie Bagages de Sable, France) Claudine Riera Collet (Ayant-droit de l’auteure, Elisabetta Ruffini (Directrice de l’Institut d’Histoire Contemporaine de la Résistance, Bergame, Italie) Nicole Thatcher (Chercheure invitée, Université de Westminster, Grande Bretagne) Annette Wieviorka (Directrice de recherche au CNRS - IRICE-Paris1, France)

 

           

 

Le centenaire de la naissance de Charlotte Delbo a été mis au nombre des commémorations nationales 2013 par le Haut- Comité des Commémorations Nationales                             

 

 

Ce colloque est à l’initiative de Claudine Riera Collet, ayant-droit et légataire universel de Charlotte Delbo.

 

Secrétaire de Louis Jouvet, puis résistante, Charlotte Delbo est déportée à Auschwitz (1943) et parle poésie, littérature et théâtre à ses compagnes de captivité, car « le plus grand recours, c'est de parler. C'est ça qui sauve » (Madeleine Chapsal, L'Express, 1966). À son retour elle continue son travail avec les mots : « Pourquoi j'ai écrit sur Auschwitz : pour porter à la connaissance, pour porter à la conscience. L'évènement - l'histoire - n'entrent dans la mémoire de l'humanité que s'ils sont portés à la connaissance, c'est à dire à la conscience. Porter à la conscience, c'est porter au langage. Porter au langage ne signifie pas simplement : mettre en écrit. Porter au langage, cela veut dire se servir du langage, des mots que savent les autres, pour leur communiquer émotion, sentiment, expérience vécue - ou imaginée -, vérité. » (Charlotte Delbo, Extrait d'un communiqué, Université de New York, 10 octobre 1972 après la lecture de « Spectres, mes fidèles »).

Son œuvre poétique et dramatique, enfin reconnue, interroge désormais les chercheurs comme les artistes (elle est, pour le réalisateur Rithy Panh, une référence essentielle, et nombreux sont les metteurs en scène qui montent ses textes poétiques ou dramatiques).

Elle ne cherche pas à établir un savoir sur les camps d’extermination nazis mais à communiquer la vérité d’un vécu inimaginable, non partagé par la majorité de ses lectrices et lecteurs. Elle a recours à la poésie car, « seul le langage de la poésie permet de donner à voir et à sentir » (Entretien de Claude Prévost avec Charlotte Delbo, « La déportation dans la littérature et l’art », La Nouvelle Critique, juin 1965, No 167, p. 42). Dans la trilogie Auschwitz et après et dans La Mémoire et les jours, ce langage prend forme dans une combinaison de prose poétique et de vers libres qui présente une disposition spatiale traduisant les silences et les effets de résonance dans un rythme qui s’accorde aux mouvements des corps souffrants.

Bien que la re-présentation théâtrale de la déportation (étymologiquement la possibilité de re-présenter ce qui a déjà eu lieu), semble impossible, du fait de l’inadéquation entre un univers qui anéantit l’homme et la forme théâtrale, Charlotte Delbo s’est aussi tournée vers la forme dramatique pour rendre compte de son expérience d’Auschwitz et dénoncer toutes les formes d’oppression : engagée à gauche, elle a écrit sur la guerre d’Algérie, le goulag, la dictature argentine, le procès de Burgos, la Révolution des œillets au Portugal, mai 68. Les procédés d’écriture qu’elle utilise font de son œuvre non seulement un témoin d’un moment de l’histoire où le malaise dans la civilisation devient synonyme de catastrophe, mais aussi une recherche qui se situe entre éthique et esthétique et questionne le passé en relation avec le présent à partir de voix féminines, multipliant la sienne et sonnant comme un avertissement. Son travail littéraire et sa dramaturgie ouvrent sur plusieurs problématiques qui ont à faire avec le traitement contemporain de la mémoire par l’écriture et sur scène, et de nombreux lecteurs et spectateurs témoignent du choc émotionnel provoqué par leur rencontre avec l’œuvre.

Ce colloque se veut interdisciplinaire par le choix, d’une part, de ne pas cloisonner les différents écrits de Charlotte Delbo dans des cases académiques préétablies et d’autre part par la volonté d’être ouvert à des chercheurs de différentes disciplines.

 

Trois grands axes de réflexion sont proposés, qu’illustrent ces phrases de Charlotte Delbo :

 

ð   Témoignage et transmission : « Chacun témoigne avec ses armes … je considère le langage de la poésie comme le plus efficace — car il ramène le lecteur au secret de lui-même — et le plus dangereux pour les ennemis qu’il combat. […] Je pose aux lecteurs et aux spectateurs une question : qu’avez-vous fait, que faites-vous de votre vie ? Qu’ils éprouvent l’envie de chercher une réponse me donnerait le sentiment de ne pas écrire en vain. Je n’écrirais pas si cela me paraissait inutile » (« Entretien avec Charlotte Delbo » propos recueillis par François Bott Le Monde des livres, 20 juin 1975, p. 15.

ð   Poésie, littérature, théâtre : « Pourquoi, soudain, ce que j’écris revêt la forme d’un poème ? Pourquoi soudain, je vois un personnage se dessiner et se mouvoir ? Je ne sais pas. […] Chez moi, c’est le sujet qui impose la forme ».

ð   L’engagement : « N’y a-t-il pas toujours eu des raisons de s’indigner ? » (Charlotte Delbo, Les Belles lettres, Éditions de Minuit, 1961/2012.

« Écrire est un acte qui engage tout l’être. C’est un acte grave, dangereux. Il y faut du courage. On y risque parfois sa vie et sa liberté (qu’on songe aux écrivains dans les régimes totalitaires), toujours sa réputation, son nom, sa conviction, sa tranquillité, quelquefois sa situation, souvent ses amitiés. On met en jeu sa sensibilité, ce qu’il y a de plus profond en soi. On s’arrache la peau. On se met à vif. » Charlotte Delbo, « Chronique », Le Monde, 11 Septembre 1981


Vendredi 1er mars

Petit Auditorium de la BnF/François Mitterrand

9h 30. Accueil des participants.

9h45. Ouverture par Jacqueline SANSON, directrice générale de la BnF.

Lecture d'un texte, de Charlotte DELBO par Claudine RIERA-COLLET ayant droit de Charlotte DELBO.

Présentation du colloque, Christiane PAGE, (Rennes 2), Responsable scientifique du colloque.

Première séquence : Présidence de séance Nicole THATCHER (Université de Westminster, Grande Bretagne)

10h. Mileva STUPAR, (Bibliothèque nationale de France), « Les archives de Charlotte DELBO, reflets d’une vie ».

10 h 20. Sharon MARQUART, (Université Wilfrid Laurier, Canada), « Entre silence et reconnaissance : De l’engagement humanitaire chez Charlotte DELBO. »

10 h 40. Paul GRADWOHL, (Université de Varsovie, Pologne), « Charlotte DELBO et le communisme, Charlotte DELBO et les communistes. »

11 h 00. Discussion.

11h 15. Pause.

11 h 45. Table ronde : « Charlotte Delbo : son rapport à l’art et à sa propre œuvre artistique". Médiatrice Elisabetta RUFFINI (Institut d’Histoire Contemporaine de la Résistance, Bergame, Italie)

Intervenants : Claudine Riera Collet, Ayant-droit et amie de Charlotte Delbo, Ghislaine Dunan, Ecrivaine, François Veilhan, musicien, ami de Charlotte Delbo, Alain Kremski, compositeur de la musique de scène de la création en 1974 de Qui rapportera ces paroles ?, Yves Thouvenel, comédien, metteur en scène.

12h30 : Pause repas.

Deuxième séquence : Présidence de séance Elisabetta RUFFINI (Institut d’Histoire Contemporaine de la Résistance, Bergame, Italie)

14 h 00. Laurence CORBEL (Université Rennes 2), « Le statut du témoignage dans Auschwitz et après : vérité, véridicité et fiction. »

14 h 20. Alexandra NATOLI, (Université de Virginie, États-Unis), « Essayez de regarder. Essayez pour voir : » Transmission et rapportage à travers le corps humain et les fonctions corporelles dans Qui rapportera ces paroles ?, et Aucun de nous ne reviendra »

14h 40. Marianne CLOSSON, (Université d’Artois), « Représenter pour penser : enjeux politiques, éthiques et esthétiques dans l'œuvre théâtrale de Charlotte DELBO. »

15 h 00 : Discussion.

15 h15 : Edith SCOB (comédienne) : Lectures d’extraits de Spectres mes compagnons.

15 h 30 : Pause.

Troisième séquence : Présidence de séance David CARON (Université du Michigan, Etats-Unis)

16 h. Jacques BODY, (Université de Tours), « L’Empreinte de GIRAUDOUX dans la vie, dans l’œuvre et dans la pensée de Charlotte DELBO. »

16h 20. AUGEREAU Flore, (Université Rennes 2), « Louis Jouvet, un maître pour Charlotte DELBO ? »

16 h 40. CHIAPPONE-LUCCHESI Magali, (Université Paris 3), « La respiration de Charlotte DELBO et le souffle de Louis Jouvet. »

17 h : Discussion de clôture de la journée

17 h 30. Projection du Film documentaire, témoignages des survivantes du Convoi du 24 Janvier 43: « L'histoire du convoi du 24 Janvier 1943- Auschwitz-Birkenau » de Claude Alice PEYROTTES et Alain CHERAFT (59 mn).

Conclusion du premier jour : message filmé de Rithy PANH


Samedi 2 mars

Studio-Théâtre de la Comédie-Française

 

9 h. Accueil des participants

9 h 15. Ouverture de la journée par Muriel MAYETTE (Administratrice générale de la Comédie-Française) et Christiane PAGE (Université Rennes 2)

 

Première séquence : Présidence de séance Christiane PAGE (Université Rennes 2)

9 h 30. BRODZIAK Sylvie, (Université de Cergy-Pontoise), « Florilège épistolaire et engagement pendant la guerre d’Algérie : Les Belles Lettres de Charlotte DELBO. »

9h 50. PARRAU Alain, (Université Paris 7), « Charlotte DELBO et Hanna LEVY-HASS : l’expérience des camps et la question de la communauté. »

10 h 10. FROLOFF Nathalie (IUT de Tours), « Ce poète qui nous avait promis des roses. »

10h 30. Discussion.

10 h 45. Pause.

11 h 15. Table ronde, « Interpréter l'histoire : témoignage historique / création et interprétation ». Médiatrice Annette WIEVIORKA, (CNRS)

Intervenants : François Bott, écrivain, ami de Charlotte Delbo, Claude-Alice Peyrottes, metteure en scène, codirectrice de la Compagnie Bagages de Sable, Catherine Coquio, professeur de littérature comparée à Paris-Diderot (Paris VII), et Judith Lyon-Caen, maître de conférences à l'EHESS

12h30 Pause repas

Deuxième séquence : Présidence de séance Joël HUTHWOHL (BnF)

14 h 00. MARTEAU Frédéric, (Université Paris 8), « Regarder, voir, savoir – Enjeux du regard et poétique de la lecture dans l’œuvre de Charlotte DELBO »

14 h 20. SARACZYNSKA Maja, (Université Jagellonne de Cracovie, Pologne), « Le témoignage de Charlotte DELBO en quête d’une forme adéquate. »

14h40. KORETSKY Carolina, (Université Nationale de Cordoba, Argentine), « Du cauchemar concentrationnaire au rêve collectif. »

15 h. Discussion.

15 h15 Pause

15h30. BRUNETAUX Audrey, (Colby College, Etats-Unis), « Images-déchirures et monstration: l’écriture photographique de Charlotte DELBO. »

15h 50. BERNARD-NOURAUD Paul, (EHESS), « Parler du passé comme s’il était présent ». Déploiements de l’espace-temps du témoignage chez Charlotte DELBO au travers de ses hypotyposes. »

16h10 Discussion

16h30 Conclusion

 


Notices biographiques des intervenants du colloque

(communications et tables rondes)

 

 

Flore AUGEREAU

Entrant en 2012 en deuxième année de Doctorat (Etudes Théâtrales) à l’université Rennes 2, mon travail de thèse s’intitule « L’acteur et le Maître ». Ayant rédigé un mémoire sur la relation entre le maître et l'élève-comédien dans l'enseignement d'Antoine Vitez, je poursuis mes recherches sur la notion de maître, m’intéressant notamment à diverses démarches d’apprentissage et relations pédagogiques liées au théâtre.

 

Paul Bernard-Nouraud

Diplômé en Théorie de l’Art et du Langage (EHESS), en Esthétique (Paris i Panthéon-Sorbonne) et en Etudes du Théâtre (Université Libre de Bruxelles), Paul Bernard-Nouraud fait une thèse de doctorat sur les enjeux de la représentation des corps dans l’art d’après Auschwitz à l’EHESS (Centre de Recherche sur les Arts et le Langage) sous la codirection de Luba Jurgenson (Paris iv – Sorbonne) et de Jean-Marie Schaeffer .

 

Jacques BODY

Normalien, agrégé de Lettres classiques, professeur émérite de Littérature comparée, président honoraire de L’Université de Tours et de la Société française de Littérature générale et comparée. A dirigé l’édition des œuvres de Giraudoux dans la Pléiade (3 volumes).Lauréat de l’Académie française pour Jean Giraudoux et l'Allemagne (rééd. Slatkine) et pour Jean Giraudoux, coll. (Grand Prix de la critique).

 

Sylvie BRODZIAK

Maîtresse de conférences, habilitée à diriger des recherches en Littérature et Histoire des idées à l’Université de Cergy-Pontoise, Sylvie Brodziak s’intéresse à la littérature française et aux littératures francophones du XIXe au XXIe siècle. Passionnée par les oeuvres où les traces des mémoires et de l’Histoire se confondent, elle étudie plus particulièrement les témoignages, les récits de vie et les fictions.

 

Audrey BRUNETAUX

Professeur de langue, de culture et de littérature française à Colby College (Etats-Unis), Audrey Brunetaux a obtenu son Doctorat és Lettres de Michigan State University. Elle a consacré sa thèse de doctorat à l’analyse d’une esthétique du silence et de sa valeur herméneutique dans la trilogie Auschwitz et après de Charlotte Delbo. Son champ de recherche porte essentiellement sur la littérature française du XXe siècle, la littérature de la Shoah, le genre autobiographique, le cinéma contemporain et les arts visuels. Elle travaille actuellement sur plusieurs articles qui explorent les modes de représentation de la rafle du Vel d’Hiv à la télévision française et au cinéma, ainsi que sur un volume collectif consacré à l’écriture visuelle de Charlotte Delbo, Seeing Charlotte Delbo / Seeing the Shoah.

 

David CARON

David Caron est professeur de Français et de Women’s Studies [« études féministes » au Québec] à l’Université du Michigan aux États-Unis où il enseigne depuis 1995 et où il est également affilié à l’Institut Frankel d’études judaïques. Ses recherches portent principalement sur la littérature et la culture issues de la pandémie de sida/VIH, la Shoah, les études LGBT et la question de la communauté. Il vient de terminer un nouveau livre intitulé Tact and Contact : HIV Disclosure and the Politics of Sharing.

 

Magali CHIAPPONE-LUCCHESI

Elle est actuellement doctorante en études théâtrales à l’Université de Paris III où elle prépare une thèse sur Charlotte Delbo sous la direction de Catherine Naugrette. Par ailleurs, elle écrit des chroniques sur le spectacle vivant et travaille dans une maison d’édition théâtrale. 

 

Catherine COQUIO

Professeur de Littérature comparée à Paris 7, membre du Cerilac et associée au Centre Littérature, Philosophie et Morale à l’ENS-Ulm. Auteur de : Rwanda. Le réel et les récits (2004) ; Baudelaire, le "joujou" moderne et la "décadence" (2006) ; L'Enfant et le génocide. Témoignages sur l’enfance pendant la Shoah  (avec A. Kalisky, 2007) ; Le leurre et l’espoir. De Theresienstadt au block des enfants de Birkenau (2013) ; et de plusieurs collectifs dont Parler des camps, penser les génocides (1999), L’Histoire trouée : négation et témoignage (2003). Dirige la collection « Littérature, Histoire, Politique » avec L.Campos et E.Bouju. Article « La tendresse d’Antigone » dans le collectif Delbo dirigé par Ph. Mesnard et E. Ruffini.

 

Laurence CORBEL

Maître de conférences en esthétique et philosophie de l’art à l’université de Rennes 2. Elle a publié Le discours de l’art. Ecrits d’artistes 1960-1980 aux Presses universitaires de Rennes. Ses recherches portent sur les écrits d’artistes des XXe et XXIe siècles et les liens entre pratiques artistiques contemporaines et processus mémoriels. Elle a obtenu en 2011 une bourse post-doctorale pour un séjour de recherche à la New York University dans le cadre du programme « Memory, Memorialisation : War and Trauma » co-dirigé par le CNRS et la NYU.

 

Marianne CLOSSON

Maîtresse de conférences à l’université d’Artois. Ses travaux, qui portent principalement sur les XVIe et XVIIe siècles, visent à interroger les liens entre représentations historiques, scientifiques, philosophiques et textes littéraires. Elle s’est ainsi intéressée au lien entre démonologie et littérature fantastique, à la figure de l’hermaphrodite et à la représentation de la violence sur la scène, tant dans le théâtre baroque que contemporain.

 

Ghislaine DUNANT

Ghislaine Dunant est écrivain, l'auteur de romans publiés chez Gallimard, L'Impudeur (1989), La Lettre oubliée (1993), Cènes (2001) et chez Grasset, Un effondrement (2007). Elle écrit actuellement un livre sur Charlotte Delbo, écrivain. A paraître aux éditions Grasset.

 

Nathalie FROLOFF

Ancienne élève de l’ENS (Ulm, 1991) et agrégée de Lettres Modernes (1994), Nathalie Froloff est MCF à l’IUT de Tours depuis 2006 et membre de l’équipe d’accueil “Littérature française du XIXe au XXIe siècles” de Paris-Sorbonne. Depuis sa thèse sur “La chronique poétique dans La Nouvelle Revue Française de 1919 à 1939” (sous la direction de Jean-Yves Tadié, à paraître chez Champion), elle a travaillé sur les réseaux de revues françaises et européennes, et sur la littérature contemporaine et la photographie. Elle a codirigé avec Didier Alexandre et Dominique Rabaté le premier numéro de la revue ELFe XX-XXI sur l’aventure, et ses deux derniers articles ont été présentés lors du premier colloque international sur Emmanuel Carrère à Paris III en juin 2011, et lors du colloque de Cerisy sur Annie Ernaux de juillet 2012.

 

Paul GRADVOHL

Historien, spécialiste de l'Europe centrale, directeur du centre de civilisation française à l'université de Varsovie, co-auteur de la biographie "Charlotte Delbo", aux éditions Fayard

 

Joël HUTHWOHL

Joël Huthwohl est historien du théâtre. Conservateur-archiviste de la Comédie-Française de 2001 à 2008, il a aussi été rédacteur en chef du Journal des trois théâtres. Il dirige aujourd’hui le département des Arts du spectacle de la Bibliothèque nationale de France. Il collabore régulièrement avec le metteur en scène Marcel Bozonnet comme dramaturge. Il est l’auteur d’articles et ouvrages sur les arts du spectacle. Parutions récentes : Comédiens et Costumes des Lumières. Miniatures de Fesch et Whirsker. Bleu autour ; CNCS, 2011 ; « Suite biographiques » dans Jean-Louis Barrault, une vie pour le théâtre. Gallimard, 2010.

 

Carolina KORETSKY

Psychologue Clinicienne. Docteur en Psychanalyse (Paris VIII). Enseignante-chercheur Psychanalyse à l'Université Nationale de Cordoba, Argentine. Membre de l’équipe de chercheurs du Centre d'Études Avancées en sciences sociales de UNC – CONICET. Membre du groupe de recherche transdisciplinaire "Kairos" (Rennes II). Auteur du livre "Le réveil. Une élucidation psychanalytique", PUR, 2012. 

 

Alain KREMSKI

Grand prix de la Ville Paris, Premier Prix du Concours International de composition PRINCE PIERRE DE MONACO (catégorie musique symphonique) Premier Grand Prix de Rome, Prix de la MARSDEN FOUNDATION (New York) et de la Fondation Lili BOULANGER, Alain Kremski mène une double carrière de compositeur et de pianiste. Compositions pour piano, orchestre, choeur, musique de chambre. Il compose aussi pour une collection d'instruments d'Asie : Bols rituels chantants (Tibet) Bols bouddhiques sacrés (Japon), Grands bols de cérémonies taoïste (Chine) Gongs et grandes plaques rituelles de monastères (Birmanie) Cloches de temples (Inde, Népal Tibet) etc... Collection rare d'instruments anciens avec lesquels il donne également des récitals, invité dans les festivals en Europe, Amérique du Sud, Asie... Collaborations pour le théâtre, le cinéma, la danse avec Peter BROOK, Laurent TUEL, Aurélien BORY, Carolyn CARLSON, Brigitte CHATAIGNER, Nicole SENECHAUT. Créations de nombreux concerts/lectures avec Jeanne MOREAU, Michaël LONSDALE, Zéno BIANU, Jean-Loup PHILIPPE, Aurore CLEMENT, etc.

 

Judith LYON-CAEN

Historienne, maître de conférences à l'EHESS, travaille sur les relations entre histoire et littérature au XIXe et au XXe siècle au sein du GRIHL (Groupe de recherches interdisciplinaires sur l'histoire du littéraire - Centre de recherches historiques). Elle a récemment publié L'Historien et la littérature (avec Dinah Ribard, La Découverte, 2009) et plusieurs éditions de romans du XIXe siècle (chez Gallimard, collection "Quarto"). Outre ses travaux sur les usages socio-politiques de la littérature au XIXe siècle, ses recherches actuelles portent sur l'histoire de la qualification testimoniale de la littérature au XXe siècle - en particulier sur Michel Borwicz et les Ecrits des condamnés à mort sous l'occupation nazie (1953).

 

Sharon MARQUART

Spécialiste de la littérature issue de la Déportation et de la Shoah, Sharon Marquart est Assistant Professor dans le département de langues et littératures à l’Université Wilfrid Laurier (Canada). Elle a publié sur la littérature du témoignage et a dirigé, avec David Caron, un ouvrage collectif Les revenantes : Charlotte Delbo, la voix d’une communauté à jamais déportée (Presses Universitaires du Mirail, 2011).

 

Frédéric MARTEAU

Professeur agrégé de Lettres Modernes, Frédéric Marteau est Docteur en langue et littérature françaises de l’Université Paris 8, après avoir soutenu une thèse intitulée : Le dess(e)in de l’écriture. Une poétique de la lecture, proposant notamment une étude des poètes Paul Celan et Charles Racine. Ses recherches portent sur la singularité de pratiques d’écriture qui, depuis le milieu du XXè siècle, interrogent les frontières de domaines esthétiques divers.

 

Alexandra NATOLI

Elle fait son doctorat à l’Université de Virginie, où elle a reçu son master en 2012. En 2011, elle a reçu une bourse pour étudier à Lyon, où elle a fait des recherches sur les choix lexicaux et symboliques dans les monuments lyonnais de la Seconde Guerre. Cette même année, elle a donné une communication à CUNY Manhattan où elle a parlé du lien entre le corps et la mémoire dans la littérature de Charlotte Delbo et de Marguerite Duras.

 

Christiane PAGE

Responsable scientifique du colloque, Christiane Page est Professeur des Universités, à Rennes 2 et membre du laboratoire théâtre et du groupe de recherche KAIROS (Arts et psychanalyse). Thèmes de recherche : Écritures théâtrales du traumatisme; écritures de l’indicible ; Théâtre et psychanalyse. Elle travaille notamment sur l’œuvre de Charlotte Delbo (articles : « Les hommes et l’idéal dans l’œuvre de Charlotte Delbo », La Cause du désir, ECF, n°81, 2012 ; « Fiction et Vérité dans l’œuvre de Charlotte Delbo », L. M. Revue ECF n° 292, 2010; « Deuil et désir », Dossier Charlotte Delbo, Témoigner entre histoire et mémoire N°105, KIMÉ, 2010. Journées d’études sur l’œuvre de Charlotte Delbo en 2008 et 2009 et en mai 2013 sur « Les écritures de l'indicible: Blanchot, Quignard, Duras, Delbo, Jacquot » à Rennes 2.

 

 

Rithy P ANH

Cinéaste franco-cambodgien rescapé des camps de travail des Khmers rouges, dans lesquels il perdit ses parents et une partie de sa famille. Rithy Panh rejoint en 1979 le camp de Mairut en Thaïlande puis arrive en France en 1980.. Diplômé de l’IDHEC en 1988 son premier documentaire, Site 2, traite déjà du Cambodge, et plus particulièrement des camps de réfugiés en Thaïlande. Il a reçu de nombreux prix pour son œuvre cinématographique. En 2012, il écrit avec Christophe Bataille L’Elimination (Grasset) qui reçoit de nombreux prix (France Télévision, Prix Aujourd’hui, prix "Livre et droits de l'Homme"). Dans ce livre, Rithy Panh dit à propos de l’œuvre de Charlotte Delbo : « Il y a ceux qui ont pensé qu'après Auschwitz la création n'était plus possible, et ceux, comme Charlotte Delbo, qui ont pensé: il faut écrire, il faut créer. Je suis plutôt de ce côté. L'écriture est possible mais il faut passer du temps à trouver le mot juste. »

 

Alain PARRAU

Né en 1955, docteur es lettres, chargé de cours de littérature à l’université Paris 7. Mon travail porte depuis plusieurs années sur les relations entre témoignage et littérature, à partir des expériences de violence extrême du XXème siècle (guerres, persécutions politiques et raciales, terreur etc).

 

Claude Alice PEYROTTES

Comédienne. Metteure en scène de textes contemporains, notamment d’une trilogie Algérienne de Messaoud Benyoucef, écrivain, traducteur en France du dramaturge et auteur de théâtre Abdelkader Alloula. Elle a fondé et codirige avec Patrick Michaëlis la Compagnie Bagages de Sable qui a conçu et réalisé la nuit de lectures publiques et nationales de la trilogie "Auschwitz et après", le 3 Février 95, à partir d’une proposition d’Yves Thouvenel. Productrice de l’émission consacrée aux textes de Charlotte Delbo « Appel à la mémoire », réalisée par Jean-Jacques Vierne pour France Culture en 95. Coréalisatrice du documentaire « L’histoire du Convoi du 24 Janvier 1943.Auschwitz-Birkenau » d’après les témoignages des survivantes, camarades de déportation de Charlotte Delbo .Elle a codirigé avec Patrick Michaëlis pendant 7 ans le Théâtre Le Passage/Centre de création artistique de Fécamp en Seine Maritime. Metteuse en scène de « Rue de l’arrivée du départ » d’après « Aucun de nous ne reviendra » de Charlotte Delbo et de « Mesure de nos jours » tournée 2012/13.

 

Claudine RIERA-COLLET

Ayant droit et légataire universelle de Charlotte Delbo. Initiatrice de l’Association Les Amis de Charlotte Delbo et du Colloque International.


Elisabetta RUFFINI 
Doctorat sur Charlotte Delbo et Primo Levi. Elle dirige l'Institut de la Résistance de Bergame. Elle travaille sur la littérature concentrationnaire, la mémoire de la déportation et de la Résistance, la pédagogie de l'histoire, la culture visuelle; dans ces cadres de recherche, elle a consacré à Charlotte Delbo plusieurs articles et séminaires. En collaboration avec Rosanna Sfragara, a crée le spectacle "Et jamais je n'invente" à partir des textes de Charlotte Delbo et, en collaboration avec Philippe Mesnard, a édité le numéro de « Témoigner entre Histoire et Mémoire » revue de la Fondation Auschwitz consacrée à Charlotte Delbo. Elle prépare actuellement une exposition itinérante « Charlotte Delbo, une mémoire à mille voix ».

 

Maja Saraczynska-Laroche

Elle est docteure en études littéraires et théâtrales à l’Université Paris-Est Créteil en cotutelle avec l’Université Jagellonne de Cracovie. Sa thèse, soutenue en décembre 2012, portait sur le théâtre autobiographique européen. Elle a été monitrice en Lettres modernes à l’Université de Paris 13 (2007-2010), puis ATER en Arts du spectacle à l’Université Stendhal-Grenoble 3 (2010-2012).

 


Edith SCOB

Comédienne, elle a fait ses débuts au cinéma dans les films de Franju : « Les yeux sans visage », « Judex », « Thérèse Desqueyroux ». Elle tourne également avec Julien Duvivier, Jean-Pierre Blanc, Luis Buñuel, Jacques Rivette, Pedro Costa, Michel Soutter, Pierre Richard, plusieurs films de Raoul Ruiz. Et tout récemment « Holly Motors » de Léos Carax, « Où va la nuit » de Martin Provost, « Un baiser papillon » de Karine Silla…Nomination aux Césars 2009 : Meilleur second rôle dans « L’heure d’été » d’Olivier Assayas. Au théâtre, elle a joué les textes de Duras, Adamov, Tchékhov, Rilke, Ibsen, Strinberg, Minyana et a travaillé sous la direction d’Antoine Vitez, Claude Régy, Luc Bondy, Michaël Lonsdale, Jean-Claude Fall, Robert Cantarella, Anne-Marie Lazarini. Et récemment : 2011 « Tous ceux qui tombent » de Samuel Beckett, mise en scène Jacques Nichet. Compagnie de l’Inattendu. 2009-2010 « Solness, le constructeur » de Henrik Ibsen, adaptation de Martine Dolleans, mise en scène Hans Peter Cloos. Théâtre Hébertot…Edith Scob a tenu le premier rôle dans « Qui rapportera ces paroles ? » de Charlotte Delbo, en 1974, lors de la création de la pièce. Mise en scène François Darbon. Cyrano-Théâtre. Metteure en scène et comédienne dans « La sentence » avec François Veilhan.

 

Mileva STUPAR

Département des Arts du spectacle, Bibliothèque nationale de France

 

Nicole THATCHER

Docteur en Littérature française et Research Fellow à l’université de Westminster, Londres. Ses champs de recherche incluent la prose testimoniale sur les camps nazis et la deuxième guerre mondiale, notamment l'écriture de ces textes et le rôle de la mémoire. Elle a publié de nombreux articles et ouvrages sur ces sujets, particulièrement sur l’œuvre de Charlotte Delbo, entre autres deux essais: A Literary Analysis of Charlotte Delbo’s Concentration Camp Re-Presentation (2000) et Charlotte Delbo: une voix singulière (2003).Organisatrice du Colloque Charlotte Delbo à Londres.

 

Yves THOUVENEL

Yves Thouvenel, alors comédien en Lorraine, découvre Charlotte Delbo en 1986. C'est son libraire Jacques Fourès, qui lui prête la trilogie Auschwitz et après - son "livre de chevet". Yves Thouvenel cherchera plusieurs années comment rendre en lectures cette œuvre au regard théâtral évident. La rencontre avec la Compagnie Bagages de Sable sera décisive. De la lecture du Convoi du 24 janvier 1943 de Charlotte Delbo s'imposera la démarche artistique et civique du projet avec cet intitulé qui figurera sur tous les documents présentant le projet : »Le 3 février au même moment à la même heure, dans les 154 communes d'origine des femmes du Convoi du 24 Janvier 43, 320 comédiennes de générations différentes lisent des extraits de la trilogie Auschwitz et après précédé de la biographie de chacune d'elles. »

 

François VEILHAN

Flûtiste, concertiste, s’est produit dans les grandes salles Parisiennes (Maison de la Radio, théâtre des Champs-Elysées, Opéra Bastille, salle Cortot etc.…) et dans de nombreux festivals en France et à l’étranger (Belgique, Allemagne, Autriche, Suisse, Italie, Espagne, Colombie). Il a créé des œuvres notamment de Philippe Hurel, Tristan Murail, George Benjamin, Biagio Putignano, Dominique Lemaître… Il est à l’origine de l’association « Mémoires Sonores » qui propose des concerts croisant musique et images, musique et littérature, en collaboration avec des créateurs. Il enseigne au Conservatoire Hector Berlioz du 10ème arrondissement à Paris, et à Grand Paris Seine Ouest (Ville de Meudon).Il a été l’un des proches de Charlotte Delbo de 1977 à 1985. Responsable de l’ensemble CAMPSIS, met en musique le spectacle « La sentence » avec Edith Scob.

 

Annette WIEVIORKA

Annette Wieviorka est historienne. Elle a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire et la mémoire de la Shoah (L'ère du témoin, 1998; A l'intérieur du camp de Drancy (avec Michel Laffitte, 2012...) et sur le communisme (Maurice et Jeannette. Biographie du couple Thorez, 2010). Elle a découvert l'œuvre de Charlotte Delbo en travaillant à sa thèse (Déportation et génocide. Entre la mémoire et l'oubli, Plon, 1992; rééditions Hachette Pluriel 1995, 2003, 20013). Auteure du scénario de l'exposition du pavillon français d'Auschwitz, elle a choisi Charlotte Delbo pour y représenter la déportation résistante.